par Joy Manné
L'ego a besoin de comprendre. C'est pour cela qu'il cherche à décrire l'âme. Quand l'ego croit comprendre, il a le sentiment de contrôler, ce qui lui procure une sensation de sécurité. L'âme est… tout simplement. L'âme connaît déjà et elle comprend l'ego. Elle n'a pas besoin de le contrôler. L'âme-thérapie apprend à l'ego à s'abandonner à l'âme. Si l'ego n'a rien à contrôler, il n'a rien à perdre.
Le niveau de l'ego et celui de l'âme sont des états énergétiques différents. L'âme-thérapie nous apprend à les distinguer, de façon à pouvoir vivre de plus en plus au niveau de l'âme.
L'âme-thérapie concerne toutes les religions, mais n'est liée à aucune d'elles. On y recourt pour de venir véritablement religieux. (p. 15-16)
L'énergie que nous émettons dans l'univers est comme un boomerang que nous lançons : elle nous revient inévitablement. À mesure que nous la créons et que nous l'émettons, cette énergie façonne notre existence et lui confère ses qualités. (p. 34)
Je recomman de également une saine dose de doute. Si l'on doute trop, on ne fait rien et l'on ne progresse pas. Si l'on ne doute pas assez, on de vient crédule et superstitieux, et l'on ne progresse pas non plus. Comme la pensée obéit au schéma “avoir raison” / “avoir tort”, on a toujours tendance à défendre ses décisions. C'est tellement satisfaisant d'avoir “raison” : mais dans ce cas, on n'a plus rien à apprendre. D'un autre côté, avoir “tort” affecte l'estime qu'on se porte et l'on ne se sent pas bien. Mais tant la première position que la secon de sont rigi de s. En se limitant aux options “raison” et “tort”, on ne laisse aucune place au doute. Or, entre ces de ux extrêmes existe un vaste territoire où le choix et les alternatives existent : c'est là que nous effectuons notre apprentissage. (p. 41)
Le chemin de l'âme, ai-je dit, est pavé de valeurs éthiques. Si l'on ne vit pas une existence morale, on n'est pas sur le chemin de l'âme. (p. 4 7 )
Un thérapeute ayant une faible estime de lui-même ne peut pas vous ai de r à développer la vôtre. Celui qui n'est pas capable de créer de bonnes relations ne peut pas vous enseigner comment le faire. Le thérapeute qui en veut à la société et à ses parents ne peut pas vous ai de r à de venir responsable. Quant à l'instructeur ou au thérapeute qui est prisonnier de jeux de pouvoir, il ne peut pas vous ai de r à accé de r à votre propre pouvoir. Que vous choisissiez un thérapeute ou une formation, veillez à ce que la ou les personnes impliquées puissent vous enseigner ce que vous souhaitez apprendre. (p. 166)
Toute forme de relation sexuelle entre un enseignant ou un thérapeute et leurs élèves ou clients est INTERDITE ! Une telle relation est un abus, quelle que soit la profession du praticien : mé de cin, psychiatre, analyste, formateur, thérapeute, masseur, ostéopathe, naturopathe, rabbin, prêtre, etc. Celui qui a de s doutes sur ce sujet est un “accro” de la quête de l'ego et n'est pas compétent pour accompagner quelqu'un sur un chemin de développement personnel et spirituel.
Au cours de la thérapie, les clients mettent de côté leurs défenses habituelles. Ils sont pareils à de s enfants : confiants, innocents et vulnérables. Comme dans toute relation entre un adulte et un enfant, l'équilibre du pouvoir et de l'autorité penche en faveur de l'adulte. Avoir une relation sexuelle avec quelqu'un se trouvant dans cet état de conscience dépourvu de protection équivaut à abuser sexuellement d'un enfant. De même qu'un enfant ne peut pas assumer la responsabilité d'une relation sexuelle, les pèlerins et les clients ne le peuvent pas non plus, quels que soient leur âge et leur expérience de la vie. Autoriser une telle relation à de s clients séducteurs revient donc à abuser de leur confiance. Au cours du processus thérapeutique, il y a presque toujours une phase au cours de laquelle le client ou l'étudiant perçoit son thérapeute ou son instructeur comme un parent. L'enfant a le droit d'essayer de séduire son parent et, tout particulièrement, celui de ne pas y parvenir. Les enfants ont le droit de ne pas être séduits par leurs parents.
Il ne peut y avoir de relation sexuelle honnête qu'entre de ux personnes égales. Aussi longtemps que les clients ou les étudiants ont encore besoin de leur thérapeute ou de leur formateur, ils ne sont ni indépendants, ni autonomes. Il n'y a donc pas d'égalité dans la relation : c'est le gui de ou le thérapeute qui a le pouvoir. Or l'abus de pouvoir est étranger à la quête de l'âme.
De nombreux enseignants et lea de rs de groupe abusent de leur pouvoir pour séduire de s membres de leur groupe. C'en est presque de venu une tradition ! Certains s'en vantent comme d'un privilège attaché à ce rôle. Guidé par un tel lea de r, un groupe ne peut que se cantonner au niveau de l'ego. (pp. 1 7 2-1 7 3)
Le chemin de l'âme est le souffle
Le souffle est la vie : sans respiration, aucune vie n'est possible. Notre souffle est notre état de conscience. Nos rythmes respiratoires habituels règlent nos états de conscience et nos émotions au jour le jour : un changement de rythme respiratoire provoque un changement d'état de conscience. Le souffle est la vie et la vie est relation. L'acte physique d'inspirer et d'expirer – prendre, recevoir, retenir, donner et lâcher prise – symbolise la relation. L'amour, la communication, l'attention, le respect, l'argent, la nourriture et la sexualité reproduisent tous ces processus. La concentration sur la respiration développe l'attention : l'attention libère le souffle. Lorsque le souffle est libre, la vie est libre. En travaillant avec la respiration, on peut résoudre de s problèmes de toute origine : qu'ils proviennent de la conception, de la naissance, de l'enfance, de la vie adulte ou de vies antérieures. Notre souffle nous entraîne en douceur vers les plus gran de s profon de urs intimes. Il nous donne accès aux états de conscience les plus élevés. (p. 246)
Le dialogue intérieur nous plonge au cœur de ce drame qu'est notre personnalité. Nous parlons aux acteurs que sont nos diverses sous-personnalités, nos “voix” ou nos énergies, c'est-à-dire les divers rôles que nous jouons. Avant d'en être conscient, ce sont eux qui nous possè de nt et nous contrôlent. À mesure que nous dialoguons avec eux, nous reconnaissons leur rôle dans notre personnalité, nous apprenons à les respecter et à honorer leur présence et leur travail. (p. 24 7 -248)
Certaines personnes n'ont aucun doute quant à la réalité de s vies antérieures sous forme humaine, d'autres n'en sont pas trop sûres et d'autres enfin pensent que l'on ne vit qu'une seule fois. Quelle est ma position à ce sujet ? J'ai eu accès à de s souvenirs de vies passées, tant humaines qu'animales, de puis l'adolescence. Au cours de la quête de mon âme, mon travail sur les vies antérieures m'a entraînée vers de s dimensions toujours plus profon de s, et ces mémoires sont de venues encore plus claires. Quand je me souviens d'inci de nts relatifs à de s vies passées, c'est avec la même intensité et la même qualité que mes souvenirs d'enfance ou ce que j'ai vécu hier. (p. 259)
La quête de l'âme est sans fin. Le développement n'est jamais fini et nous ne serons jamais un produit achevé. Nous marchons sans cesse sur le chemin de notre âme, nous sommes toujours en route. Quels que soient le chemin déjà parcouru et le travail déjà accompli, il est toujours possible d'aller plus loin. Notre potentiel de développement est infini.
Que signifie le succès, dans la quête de l'âme ? Le succès signifie s'appliquer sur le chemin de son âme et œuvrer sans cesse à son développement personnel et spirituel, sans jamais se poser cette question. (p. 280-281)